Voyage 3 et 4 « dans l’imaginaire des mots »

Rousseau disait « que le monde de la réalité a ses limites ; le monde de l’imagination est sans frontières ». Voilà pourquoi lors de leurs deux derniers « voyages » , nos jeunes ont délaissé leur casquette d’explorateur, au profit de celle d’écrivain en herbe. Afin de faciliter la transition, Lisa a tout d’abord présenté certaines de ses œuvres, notamment celles d’animaux aquatiques méconnus.Cela avait pour but de montrer tout ce que  l’on pouvait réaliser en gravure au moyen des différentes techniques, mais surtout de les amener à faire preuve d’imagination et d’inventivité.

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Réalisation de Lisa.

Avec ce prélude, le véritable défi pour nos écrivains était de s’affranchir du réel afin d’entamer leur immersion dans la sphère de l’imaginaire, qui prendrait la forme d’un récit.  Nos jeunes écrivains amateurs ont dans un premier temps dû s’attaquer à la structure d’un récit.

Pour cela, ils ont tout d’abord sélectionné leurs héros ainsi que les personnages secondaires de leurs futurs récits. Ils se sont ensuite attaqué à l’intrigue à proprement dite, ainsi qu’au cadre du récit. Cette seconde étape s’est révélée particulièrement laborieuse pour nos artistes au début, puisqu’ils peinaient à trouver l’inspiration pour la plupart.  Ils ont néanmoins réussis à surmonter cette difficulté, à l’aide des différentes questions posées afin de mieux les guider dans la création de  leurs récits.

Au fur et à mesure, ils délaissent peu à peu le réel au profit d’un imaginaire qui se fera multiple. Fousseyny et Mohamed puisent leur inspiration dans leurs cultures respectives.

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Mami Wata, la déesse des eaux

L’un fait appel  à la mystique malienne, tandis que l’autre axe son récit autour de l’importance du chant, de la tradition orale au Sénégal, et en Afrique Subsaharienne plus généralement. Fousseyny évoque la légende de Mami Wata (déesse aquatique africaine, à la fois symbole de beauté et de prospérité mais également de mort et malchance), et du don de voyance dont serait doté le masque de la hyène.

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Mohamed et Mireille en pleine inspiration.

Quant à Mohamed, il rend hommage à cette culture du chant en intégrant à son récit une icône nationale sénégalaise : Youssou N’Dour.  Haroun, lui, choisit une thématique toute autre puisqu’il nous propose une réécriture de la bataille historique qui opposa Carthage à Rome.

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Ça travaille dur pour Madjouma et Fousseyny.

Le reste de l’équipe s’appuiera sur des éléments plus personnels. Laure s’inspire de sa passion pour les chevaux. Sarah se remémore ses souvenirs de vacances au Maroc. Et Madjouma, lui part à la chasse aux sorcières en compagnie de Cristiano Ronaldo.

 

 

 

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